Il y a des films qui vous sortent de la torpeur, du train-train quotidien de la pellicule sage qui ne dérange pas, et qui souvent amuse ( entertainment )
Et puis il y a des œuvres qui portent à réflexion. La réalisatrice, Hélène Rosselet -Ruiz, signe un film très fort, qui campe un décor terrifiant, sur des rapports de dominations dans ces quartiers où les » élites » vivent. Le triangle d’or !
Les rapports d’exploitation décrits avec précision sont d’une telle force, qu’ils pourraient déclencher une commune comme en 1870.
Ainsi commence l’histoire de Laura qui accepte un emploi au service de Souria. Essentiellement belle, elle est installée dans un hôtel particulier du triangle d’or par son amant un très riche prince saoudien. L’amante vit uniquement dans l’attente de la visite, dudit prince.
Laura doit s’adapter constamment à cet univers totalement décadré, avec une surveillance constante. Le cauchemard de tous ces espaces sous contrôle vidéo, renforce la féodalité totale du système.
Laura préssent qu’un danger pèse sur Souria, et que ce palais luxueux pourrait bien se refermer sur elle deux.
Hélène Rosselet Ruiz filme avec une grande précision, cet univers de l’enfermement, où on revient à une féodalité primaire.
Entre les deux femmes se tisse une alliance secrète, une reconnaissance d’une même assignation, des rapports d’ exploitation dont il faut sortir !
C’est un film fort !
Daniel Dubois
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