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Dans l’histoire de l’opéra, ce fût un accueil triomphal pour une œuvre longtemps boudée le 9 janvier 1964 et créee au Royal Opéra House de Londres sous la direction de Geor Solti. Mais aujourd’hui, c’est à Lyon qu’on peut voir cette œuvre.
Richard Brunel signe là un très beau spectacle qui fait l’unanimité des critiques. Dans sa formation acteur puis chanteur. Le directeur de l’Opéra de Lyon a donc un parcours complexe, non classique.
À la sortie de l’école de la Comédie de Saint-Étienne pour sa formation d’acteur, il a enchaîné par l’apprentissage du chant.
Mais c’est la mise en scène de l’Opéra qui l’intéressait vraiment.
La production lyonnaise de Billy Budd première lyrique historique à l’Opéra de Lyon suscite une large admiration par son audace esthétique.
La scénographie extravagante composée d’échafaudage mobile qui s’assemblent et se désagrègent est saluée par sa puissance évocatrice. Elle figure à la fois le navire, les souvenirs vacillants du capitaine Vere et les géoles mentales où sont enfermés les personnages.
La partition sous la baguette inspirée de Finnegan Downie Dear révèle toute sa modernité et la distribution est globalement irréprochable.
Au final Billy Budd est une création visuellement envoûtante et vocalement somptueuses qui confirme l’Opéra de Lyon comme scène inventive.
Daniel Dubois