LA CHAPELLE AMPÈRE ! UNE NOUVELLE PAGE S’OUVRE !

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C’est avec un Jacques de chilly  rayonnant que les clés de la chapelle-Ampere ont été données  officiellement à la nouvelle structure culturelle dont il est président.

La polémique est déjà loin et les élus se sont tournés vers l’avenir,  l’ancienne association  »  des grands concerts  » organisait depuis 25 ans dans cet écrain  du 17e des événements musicaux. Bien sûr à l’époque l’ancien directeur avait dénoncé une décision brutale et politique. Mais la page est tournée.

L’équipe dirigeante de cette nouvelle structure est constituée de Camille Chabanon et de Camille Rhonat  pour la direction générale,  Franck Emmanuel Comte et le célèbre François Mardirossian pour la direction artistique.

La chapelle sera donc un lieu  du  baroque ouvert  à la diversité des acteurs de la filière et des publics amateurs,  mais aussi un laboratoire de nouvelles expériences créatives et un lieu d’hospitalité culturelle  où chacun pourra se sentir chez soi au cœur de la Métropole.

François Mardirossian est un grand amoureux de la musique de son temps qu’il défend depuis toujours. Ses goûts  l’ amènent  à jouer aussi bien Philippe Glass que Frédéric Chopin,  il se produit régulièrement en concert en France et à l’étranger,  son premier disque en solo est consacré aux œuvres pour piano de Moundog et il  a récolté  plusieurs critiques élogieuses ainsi qu’un choc classica. Il a obtenu en 2021 le Grand prix de la musique du groupe Paris Lyon.

Véritable merveille,  la chapelle  fait partie des bâtiments du Grand collège,  elle est édifiée  entre 1617 et 1622 dans le style baroque par le frère jésuite architecte Étienne Martelange.

Elle est consacrée comme église en 1622 par François de Sales.

C’est le premier bâtiment ecclésiastique de style baroque de Lyon avec l’Église Saint-Bruno des Chartreux.

Elle est utilisée et gérée par les jésuites pour être destinée  aux élèves du collège. En 1754 elle est décorée par l’architecte urbaniste lyonnais Jean-Antoine Morand avec notamment une merveilleuse utilisation du marbre de Carrare.

Lors d’un passage à Lyon Dominique Cassini membre de l’Académie royale des sciences persuade son correspondant le Père Jean de Bonnet de créer un observatoire astronomique à Lyon. C’est à l’époque où le ciel lyonnais était pur. Il le fait construire en 1702 au-dessus du fronton de l’église. Ce sera le premier observatoire de Lyon.

Nous sommes donc au cœur de Lyon et au cœur du patrimoine lyonnais.

Daniel Dubois