Plan Nature, le Maire de Lyon a une nouvelle ambition.

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ECOUTEZ L’INTERVIEW DE GRÉGORY DOUCET

C’est à Cibeins que Grégory Doucet a pris la parole, entouré de 20 hectares de cultures et de 5000 m2 de serres ultra modernes, un temple dédié à la nature.

La demande des Lyonnais est importante en matière de nature en ville,mais il faut ajouter les défis que nous devont relever en matière d’adaptation de la ville au réchauffement climatique et de lutte contre l’artificialisation des sols et d’érosion de la biodiversité. Tous ces éléments poussent à donner une place beaucoup plus grande à la nature en ville, c’est à la fois logique et nécessaire.

La nature et le vivant font partie de l’histoire de Lyon. La cité s’est construite à partir d’un patrimoine fait de fleuves de collines, d’arbres, et de terres cultivables sur lesquels elle s’est appuyée pour grandir. La ville s’est développée avec elle beaucoup de minéralité, s’éloignant de plus en plus de la nature et se privant de ses nombreux bienfaits. Aujourd’hui notre ville est une zone urbaine dense dans laquelle la nature est trop rare et inégalement répartie. Tous les arrondissements ont des zones fortement carencées, et Lyon, avec environ 5 mètres carrés d’espace vert disponible par habitant est loin des 10 mètres carrés préconisés par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Des études prouvent que les villes minérales privées de surfaces naturelles, contribuent directement au phénomène d’îlot de chaleur. En consommant l’énergie solaire tout en créant de l’ombre, les arbres et les végétaux permettent de faire baisser les températures de façon efficace.

La nature en ville peut donc ainsi concourir à l’adaptation des milieux urbains aux crises écologiques que sont le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité. La ville de Lyon engagée dans le programme européen des 100 villes climatiquement neutres ( Lyon 2030 ) mobilise tous les moyens dont la végétalisation pour opérer sa transition.

Daniel Dubois