LES ESPOIRS DE JEAN LOUIS TOURAINE.

ECOUTEZ L’INTERVIEW DE JEAN LOUIS TOURAINE

Le soir de ce premier tour des élections présidentielles jean-Louis Touraine a voulu décrire le nouveau décor politique.

Disparition inquiétante des grands partis mais surtout engloutissement du Parti socialiste auquel il a appartenu très longtemps. Le député a voulu préciser la situation nouvelle et les dangers de l’extrême droite. Marine Le Pen est à nouveau aux portes du pouvoir cela fait trois fois que le parti d’extrême droite arrive en deuxième position pour affronter le candidat républicain. En effet déjà en 2002 avec Jean-Marie Le Pen au 1er tour de l’élection, devant le favori Lionel Jospin, la surprise avait été totale.

En 2017 Marine Le Pen faisait face à Emmanuel Macron et en 2022 à nouveau l’extrême droite est au deuxième tour, cette fois-ci, mais avec une réserve de voix à l’extrême droite et à l’extrême gauche très importante.

Cela fait donc 3 fois que l’extrême droite arrive au deuxième tour de l’élection présidentielle. Les grands partis traditionnels qui ont fait la 5e République et qui se sont succédés au pouvoir disparaissent sans véritables raisons.

Depuis 1965 date de la création de la 5e République jamais les partis fondateurs ont disparu à ce point du panorama. La stratégie d’Emmanuel Macron donnerait donc ce vide, on a souvent parler de dynamitage des partis politiques. Cette fois-ci nous y sommes, mais la résultante est terrible, il ne reste que les partis populistes en compétition.

Après une longue vie à gauche, et au Parti Socialiste, Jean Louis Touraine regrette ce résultat inquiétant pour l’avenir.

Évidemment cela sert le candidat Emmanuel Macron, il n’a plus aucun concurrent dans les partis qui étaient majoritaires auparavent, ils ont tous été éliminés et le risque est très important qu’à la faveur d’une fièvre électorale le parti d’extrême-droite remporte l’élection.

Alors est-ce que cette stratégie n’est pas périlleuse pour la République ?

C’est un député inquiet qui termine son dernier mandat, et qui n’aurait jamais imaginé qu’un tel scénario puisse se produire. Mais « en politique tout arrive » comme le disait le Général de Gaulle en 1943 en arrivant en Algérie pour former son gouvernement provisoire de la France Libre.

Daniel Dubois